
- Est-ce que l’esclavage est un crime contre l’humanité et doit donc être traité comme tel ?
- Ne pas reconnaître l’abus, l’abus de position dominante, c’est le perpétuer, entretenir la misère qui ne peut conduire qu’à la révolte des consciences et servir de terreau au terrorisme ou au communautarisme.
- Le vol de main d’œuvre gratuite et les maltraitances découlant du concept de l’esclavage engendrent-ils un dû chez les pays qui ont construit une partie de leur prospérité sur la souffrance ? Où est la dette ? Chez ceux qui ont profité de la manne esclavagiste ou bien chez ceux qui en ont été victimes ?
- Pourquoi cette difficulté à reconnaître notre responsabilité dans l’esclavage ? Il est communément admis que les nazis étaient des monstres ce qui permet de les exclure de notre mémoire collective. La reconnaissance du, peut-on le qualifier ainsi, « génocide noir » lié à l’esclavage ferait-elle de nous des monstres et avons-nous donc du mal à endosser cette responsabilité ?
- Où commence l’esclavage économique ?
- Les filières de prostitution constituent-elles une forme d’esclavage contemporain ?
- La problématique de l’immigration clandestine en provenance des pays victimes de l’esclavage ravive la plaie. Loin du constat : « nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde », nous devons vivre avec le fait que les descendants de ceux qui ont été esclavagisés payent aujourd’hui, parfois de leur vie, leur espoir de trouver une vie meilleure chez nous.
- Est-ce que dans un monde néo-libéral et globalisé, guidé principalement par la logique du profit on a intérêt à ce que le rapport maître à esclave soit supprimé de la vie économique ?
- Est-ce par l’action musicale ou encore culturelle (films, théâtre, presse, etc.) que l’on arrivera à faire évoluer les consciences ? Ou par une action politique en direction des institutions nationales et internationales (UE, ONU etc.) ?
- Y a-t-il une autre issue qu’un partage équitable des richesses, que la coopération par opposition à la colonisation, l’éducation au développement, là-bas et ici ?
- La coopération est-elle une goutte d’eau dans la mer et n’est-elle là que pour donner bonne conscience et nous permettre de nous évader de la problématique de la pauvreté endémique?
- Comment procéder pour arriver à la reconnaissance des erreurs du passé et construire sur cette base de souffrances un futur fait de prospérité économique, sociale et culturelle ?
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